Traitement du burnout et de l'addiction · Olive Hill Clinique Les deux choses qui arrivent souvent ensembleLe burnout et l'usage de substances ne se succèdent pas. Ils se potentialisent. L'épuisement qui arrive en premier rend le fonctionnement impossible, alors quelque chose est ajouté pour combler le vide : de l'alcool pour s'endormir, quelque chose de stimulant pour passer la journée, un médicament pour ne plus ressentir le mur que l'on vient de heurter. La substance maintient la machine en route. Puis la substance devient le problème, et il y en a maintenant deux.Traiter l'un sans l'autre ne tient pas. C'est pourquoi les deux doivent être sur la table dès la première évaluation clinique.Ce qu'est vraiment le burnoutC'est un état physiologique : cortisol élevé, architecture du sommeil perturbée, fonction cognitive altérée, un système nerveux en alerte trop longtemps et qui ne peut plus se réguler. Ce n'est pas un problème de mentalité. Ce n'est pas de la paresse déguisée. Ce n'est pas quelque chose que des vacances règlent. Le corps est dans un état d'effondrement réel, et il nécessite la même attention clinique sérieuse que toute autre pathologie.Nous disons cela non pas pour surinvestir médicalement quelque chose qui a aussi des dimensions psychologiques et situationnelles réelles, mais parce que les personnes en burnout entendent souvent l'inverse : qu'elles devraient pouvoir s'en sortir par elles-mêmes.La boucle de l'automédicationLa plupart des personnes qui arrivent chez nous dans cet état ont commencé à consommer pour tenir, pas pour se droguer. Cette distinction a une importance clinique et une importance pour la façon dont le traitement est structuré. L'objectif n'est pas seulement de supprimer la substance. C'est aussi de traiter ce que la substance faisait : gérer l'anxiété, fabriquer de l'énergie, créer du repos. Ces besoins ne disparaissent pas avec la substance. Ils ont besoin d'autres réponses.Notre programme travaille sur les deux axes simultanément. La récupération du burnout sans traitement de l'addiction laisse le mécanisme d'adaptation en place. Le traitement de l'addiction sans prise en charge du burnout laisse le moteur du problème tourner.Pas une faiblesse de caractèreLa lecture qui compte ici : ce n'est pas ce qui arrive aux gens qui n'arrivent pas à faire face. C'est ce qui arrive aux gens qui ont tenu trop longtemps, avec trop de choses, sans soutien suffisant. Le profil qui mène au burnout, exigence élevée envers soi-même, standards élevés, difficulté à déléguer, tendance à absorber plutôt qu'à défleter, n'est pas un défaut. C'est souvent le même profil qui rend les gens exceptionnellement bons dans ce qu'ils font.Le traitement ne consiste pas à démonter ce que vous êtes. Il s'agit de rendre ce que vous êtes viable.À quoi ressemble un premier entretienVous pouvez nous appeler quand vous n'êtes pas sûr que ce que vous décrivez est traitable. Cette incertitude est normale. Un clinicien prendra votre histoire, interrogera à la fois l'épuisement et l'usage de substances, et vous donnera une image claire de ce que la prise en charge ressemble pour votre situation spécifique.Olive Hill est une clinique résidentielle dans les contreforts de l'Atlas, aux portes de Marrakech. Pour les patients en burnout, le fait d'être retiré de l'environnement qui a provoqué l'effondrement est souvent la première chose qui permet une quelconque récupération.